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LA CULTURE.
J'ai rassemblé dans cette page tous
les points clés sur la culture de la Dionée. Non qu'elle
soit difficile mais je vous fait part d'une synthèse de la littérature
carnivore et de ma petite expérience personnelle de passionné.
Les informations données sont en rapport avec les conditions climatiques
de mes cultures de Dionées, en France, au sud de Paris et en extérieur
hors gel.
Les différents chapitres, ci dessous, sont complémentaires
et pour une bonne compréhension il est souhaitable de les lire
tous aux grés de vos envies.
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Dionée
24/08/05
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Substrat
/ Contenant / Arrosage / Hygrométrie
/ Température / Lumière
/ Floraison / Dormance / Taille
/ Rempotage / Maladies / Questions
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Tourbe de sphaigne.

Sable de quartz de 1 à 5 mm
de diamètre. |
1-
Substrat.
Le biotope originel de la Dionée est constitué d'un substrat
plutôt minéral, acide et pauvre en nutriment. Il se compose
de tourbe blonde de sphaigne
et surtout pas de terre de jardin ou terreau de rempotage. Le pH doit
être acide, entre 5 et 6. Le mélange conseillé (dans
la Littérature) est composé de 70% de tourbe blonde de sphaigne
et 30% de matériaux allégeants ou
drainants : sable non calcaire de différents calibres (quartz),
perlite, vermiculite, billes d'argile, pouzzolane... Je conseille de laver
abondamment les matériaux drainants avant de les incorporer au
substrat pour éliminer d'éventuels polluants en les laissant
tremper 24h dans de l'eau déminéralisée.
Je préfére les mélanges drainants dans une proportion
50-50 (je fais mes mélanges à la vue et à la poignée)
avec du sable de quartz de différents calibres. Non nécessaire,
je place à la surface du pot une fine couche de sphaigne vivante.
Devenant vite très envahissante, il faut la couper régulièrement
afin de laisser de la place et de la lumière aux plantes, les jeunes
pousses en ont besoin pour un développement optimal. La sphaigne
à l'avantage d'acidifier le substrat et de donner un aperçu
de la qualité du milieu de culture, un garde fou. En effet, elle
peut exprimer des prodromes maladifs avant que la Dionée ne soit
affectée. Une belle couleur verte fluorescente est signe de bonnes
conditions lumineuses et d'humidité. Nous nous inquiéterons
devant une sphaigne maladive, sèche, sombre ou en décomposition.
Un rempotage dans un substrat neuf est alors urgent et une correction
de l'élément défaillant impératif (qualité
de l'eau, du substrat, luminosité, humidité, température,
maladies...).
Je rajoute, non obligatoire, à la base du pot une couche de drainage
(pouzzolane, billes d'argile, etc...) de quelques centimètres permettant
une bonne respiration du substrat. Il faudra en tenir compte lors de l'arrosage
en été.
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Vermiculite.

Sphaigne bien portante,
verte fluorescente. |
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| 2-
Contenant.
Choisissons de préférence un pot de couleur claire afin
de limiter l'absorption de chaleur (penser au contact de vos fesses sur
le siège noir de votre voiture après une journée
ensoleillée) et d'un minimum de 10 cm de profondeur voire plus.
J'utilise des pots de 20*20*20 cm, adaptées aux dimensions de mon
rebord de fenêtre. Jean Jacques Labat préconise des pots
encore plus grands, 40cm de diamètre et de profondeur. Un
gros contenant est un secret de réussite même si la
plante semble ridicule dans ce grand pot. La Dionée n'a pas de
racines profondes (10 à 15 cm, j'en ai vues avec 20cm) mais elles
n'aiment pas se sentir à l'étroit. Un grand volume de substrat
et un pot de couleur clair diminuent les possibles surchauffe au soleil
que les racines n'apprécient guère. Passant l'hiver dehors,
le mordant du gel est moins aigu et destructeur sur un grand contenant.
J'utilise des pots en plastique qui est une matière neutre, non
poreuse, lessivable et réutilisable, et résistante. Pour
débuter, je conseille un pot troué sur le dessous permettant
à l'eau de s'écouler. Avec le temps, je préfére
les pots avec réserve d'eau offrant l'avantage de minimiser la
perte d'eau par évaporation et est plus facilement gérable
lors des absences. Il faut se procurer un gros pot non troué donc
étanche (inutile d'acheter hors de prix les pots déjà
fabriqués type Riviera), y placer une couche de drainage au fond
et un tube de PVC de bon calibre dans un angle pour le le remplissage.
Dans un pot en terre les racines respirent mieux mais le substrat risque
de sécher plus vite et d'accumuler des sels minéraux létaux.
Il est possible, malgré tout, d'utiliser des pots en terre mais
en veillant au bien être des plantes. Si le pot est enterré
dans de la tourbe ou du sable non calcaire, ou régulièrement
lessivé par l'eau de pluie ou un arrosage abondant, les risque
sont négligeables. De plus, l'évaporation plus importante
dans un pot en terre favorise la fraicheur du substrat (notamment durant
les grosses chaleurs de l'été). Une condition importante,
toujours utiliser des pots en terre neufs lors du rempotage voire de les
laisser tremper un moment dans de l'eau non calcaire avant utilisation.
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Colonie de Dionées (dentate traps, sawtooth, rouge, prostrée)
cultivée en grand pot avec de la sphaigne et quelques pieds de
Drosera rotundifolia et Utricularia sandersonii.

Colonie de Dionées. |
3-
Arrosage et qualité de l'eau.
->Eau
et plantes carnivores
La Dionée nécessite une eau très pauvre en sels minéraux.
L'eau du robinet est à déconseiller si nous souhaitons la
garder en bonne santé. Elle contient des sels minéraux risquant
de s'accumuler et denrichir le substrat et de favoriser un pourissement
du substrat prématurément.
L'eau de pluie
est préférable ou à défaut de l'eau
distillée ou osmosée, voire une eau très faiblement
minéralisée du commerce. La qualité du recueil de
l'eau de pluie nest pas à négliger. Les premières
pluies peuvent être souillées par la pollution atmosphérique
ou suite à l'écoulement sur une surface impropre. Leau
osmosée disponible au rayon aquarium des jardineries ou l'eau déminéralisée
pour fer à repasser disponible en grande surface sont aussi adéquates.
L'eau doit être entreposée à la température
ambiante et à l'abris de la lumière (évite lapparition
dalgues).
L'acquisition d'un osmoseur est un confort très appréciable.
En été, Il faut éviter absolument le dessèchement
du compost favorisé par le plein soleil. Le
substrat doit toujours être gardé humide, imbibé
comme une éponge en plaçant la base du pot en permanence
sur un fond d'eau déminéralisé dans un récipient
dune profondeur de 1/3 à 1/2 du pot, bien plus large que
le pot et de préférence de couleur claire. Un volume et
une surface deau plus important augmente lhygrométrie
autour de la plante, donnent un effet "tampon" calorifique en
limitant les variations de température, et permettent déviter
de remplir lécuelle 3 fois par jour quand le soleil décide
de taper. L'idéal est d'avoir une humidité constante autour
de la plante (penser à vos futurs absences pour le week-end ou
les vacances). Les racines respirent comme la plante, il est judicieux
d'alterner des moments très humides avec d'autres plus secs et
d'éviter absolument les détrempages ou les racines sont
noyées et asphyxiées. En remarque, les plantes sont souvent
trop arrosées en culture.
N'oublions pas la hauteur de la couche de drainage, le niveau d'eau doit
l'immerger en totalité. L'humidité remonte par capillarité
jusqu'au sommet du pot. A un niveau inférieur, ce phénomène
devient inexistant face aux gros éléments drainants. L'eau
remonte plus facilement à travers du sable fin qu'une couche de
galets.
En approche de l'hiver, la Dionée produit moins de feuilles. Avant
de s'endormir, elle produit des feuilles larges, courtes et prostrées,
celles de la rosette d'hiver. La plante nous indique qu'il faut arrêter
les arrosage et maintenir le substrat seulement humide en ne laissant
pas leau stagnée à la base du pot. Retirerons lécuelle,
lexcédent d'eau peut alors sécouler.
Pour les bacs à reserve d'eau, assurons nous qu'il n'y a plus d'eau
dans la réserve.
Avec le temps, les pots à réserve d'eau peuvent concentrer
des sels dissouts, il peut être nécessaire de le syphoner
une fois de temps en temps après avoir arroser par le dessus pour
rincer le substrat. Il s'agit d'une "mini tourbière",
l'entretien est le même qu'une grande de jardin.
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Sphaigne rouge (Marais du Cerisaie 07/2002). |
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| 4-
Hygrométrie.
L'hygrométrie n'est pas un facteur à surveiller
attentivement pour la culture de la Dionée. Ses besoins sont modérés,
une hygrométrie de 40 à 80% (J.J. Labat,
2000). Ces taux sont aisément atteint en France en été
et d'autant plus si le contenant est grand et bien humidifié. La
pulvérisation d'eau n'a pas d'intérêt.
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5-
Température. voir chapitre 8
En été, la Dionée accepte les
températures ambiantes et supporte la chaleur
si lhumidité est suffisante. Il est préférable
déviter une température supérieure à 38°C
mais elle est susceptible de supporter des "coups de chauffe"
passagers si l'hygrométrie est proche de la saturation. En cas de
souffrance (chaleur et manque d'eau), les mâchoires du piège
se rapprochent l'une de l'autre en bombant (limitation de l'évapotranspiration
de la plante ?) puis la feuille sèche rapidement.
Lors de la canicule du 08/2003, sur mon rebord de fenêtre la température
a atteind 40°C aux heures les plus chaudes et durant plusieurs jours.
Malgré de l'eau en abondance mes Dionées ont souffert (ralentissement
de la croissance, feuilles plus petites et étroites, dessèchement
prématuré). D'autres pieds de Dionées oubliés
dans une "serre" ont subi une température maximum de 55°C
(le thermomêtre ne pouvait pas donner des valeurs supérieures),
les parties aeriennes avaient totalement disparu. Certains sont morts d'hyperthermie
et les plus vigoureux sont revenus à la vie pour mon plus grand plaisir.
Coriaces !
L'hiver est tempéré. La Dionée
peut supporter des gelées légères qu'elle subit naturellement
dans son milieu dorigine mais Il faut éviter absolument un
gel du rhizome et/ou des racines. Rappelons encore la règle du gros
contenant et rajoutons éventuellement une protection thermique autour
du pot (laine de roche, polystyrène, carton). Un endroit où
la température ne descend pas sous le 0°C est idéal (une
fenêtre pas trop ventée, une serre froide). Certains conseillent
entre 5 et 10°C. Mes dionées subissent les aléas du temps
toute l'année mais sont protégées d'un gel profond.
Mon thermomêtre a enregistré -5°C pendant quelques jours
sans conséquence. Un coup de gel est facilement repérable
par un piège refermé et bombant et par une teinte verte sombre
de la feuille qui amène le dessèchement futur. En tourbière
extérieur, la Dionée supporte sans conséquence des
températures de -10°C.
En la gardant au chaud en intérieur, elle conserve une certaine activité
mais il est souhaitable de lui fournir le repos hivernal dont elle a besoin.
Elle en sera dautant plus belle et vigoureuse lannée
suivante. Garder une Dionée au chaud durant
l'hiver va à l'encontre de son cycle naturel.
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Biens bronzées! Un insecte n'y résistera pas. |
6-
Lumière.
Été comme hiver, la Dionée
a besoin du maximum de soleil possible. Elle est
exposée plein sud et plein soleil à condition d'être
en plein air ou une serre bien ventilée pour que la température
ne soit pas trop élevée. Attention, le plein soleil sans
ventilation (serre, balcon) est parfois fatal. Cependant, je préfère
voiler légérement le soleil brulant de l'été.
L'éclairage artificielle apporte peut être un plus, les plantes
sont plus "grosses", plus bellee et plus colorées. Je
préfère me rapprocher des conditions naturelles en les cultivant
dehors sur mon rebord de fenêtre, Sud tirant vers l'Est.
Une bonne luminosité permet d'obtenir une coloration rouge des
pièges. Les nuits fraiches participent aussi à cette coloration.
D'ailleurs, n'est ce pas en fin d'été avec ses nuits fraiches
que la Dionée arbore ses plus belles couleurs ? C'est d'ailleurs
à ce moment qu'elles expriment pleinement leurs caractéristiques.
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2 hampes florales de Dionée forme verte, tige au centre de chaque
rosette.
Bouton floral de Dionée.
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7-
Floraison. ->La
fleur de Dionée
Vers Mars-Avril, du centre de la rosette apparaît une tige ronde
surmontée dun bourgeon. Il s'agit de la futur hampe florale.
Observons la nature et admirons son développement. La floraison
se situe vers Mai-Juin mais peut subir des décalages en culture.
La Dionée produit des graines facilement. Il faut 4 à 5
années pour obtenir une plante adulte, capable de fleurir, à
partir de semis.
Certains
cultivateurs coupent la hampe florale dès son apparition pour les
raisons suivantes : les fleurs ont peu dintérêt esthétique
(ce que je conteste) et le processus de floraison peut être long,
coûteux, voire épuisant pour la plante mais certainement
pas fatal (sauf peut être les pieds malades et/ou chétifs).
Durant cette période la Dionée produit moins ou pas de feuilles
et peut sembler "malade". Cette coupe est utile pour les rosettes
de petites tailles et fragiles afin de stimuler leur croissance cependant
la Dionée est une plante robuste. Personnellement, je coupe le
moins possible, orientant mes tailles selon mes désirs.
L 'ablation hative de la première tige florale peut produir une
deuxième responsable d'un nouvel épuisement. Certains cultivateurs
laissent au moins une fleur s'épanouir avant de couper la tige
florale afin d'éviter l'apparition successive de plusieurs tiges.
Cette attente est longue, il est possible de la couper avant la première
fleur mais il ne faut pas se précipiter et laisser grandir cette
tige florale d'une dizaine de centimètres.
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Ombelle florale de Dionée, pourquoi donc la couper ?

Fleur de Dionée.
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| 8-
Dormance.
Nécessaire, le repos hivernal de 3 à 6 mois saccompagne
d'un arrêt de la végétation ou d'un dessèchement
voire une disparition des parties aériennes (non constant durant
les hivers cléments). Le rhizome et les jeunes pousses invisibles
veillent. Tout doucement aidons la plante à s'endormir, arrosons
moins en automne et conservons une légère humidité
du substrat en hiver, ne la dérangeons plus. Durant cette période
la température doit être maintenue en dessous de 10°C.
Au dessus, la Dionée semble conserver une certaine activité.
Les pièges durant cette saison (températures fraîches
et jours courts) ne fonctionnent pratiquement pas.
Pour
les cultivateurs habitants les pays chauds et ne pouvant donner des températures
fraiches pour le repos hivernal, une méthode que je ne pratique
pas consiste à retirer délicatement la plante du substrat
et de conserver le rhizome au réfrigérateur pour le replanter
dès le printemps. La reprise semble être capricieuse suite
aux traumatismes occasionnés.
Dès les beaux jours, la Dionée va produire des nouvelles
feuilles visibles au coeur de la rosette. C'est le signe de la reprise
des arrosages et de replacer l'écuelle sous le pot.
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| 9-
Taille.
Il n'est pas indispensable de tailler la Dionée sauf en cas de
pourriture. Les vieilles feuilles inesthétiques peuvent être
coupées, facilitant ainsi leur régénération.
Il est aussi possible de couper uniquement le piège en laissant
le limbe du pétiole pour assurer la photosynthèse.
Il peut être utile de retirer les parties mortes dans un but esthétique
mais aussi pour éviter l'apparition (rare) de moisissures favorisées
par lhumidité et la faible luminosité de nos hivers.
Utilisons un outil bien tranchant et propre et prendre garde à
ne couper que dans les parties mortes afin d'éviter de blesser
les parties vivantes. Une telle blessure est susceptible d'affaiblir la
plante et de créer une porte d'entrée à une maladie.
En ne coupant rien, les feuilles sèches autour de la Dionée
forment une petite couche aidant le rhizome à s'isoler du froid,
tout comme un coussin de sphaigne autour de la rosette.
Pour la taille de la tige florale, rendez vous au chapitre 7, floraison.
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2 tiges florales d'une même rosette.
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| 10-
Rempotage.
Je ne pourrais pas vous donner une fréquence de rempotage, tout
dépend du vieillissement du substrat. Une eau minéralisée
et/ou une tourbe de mauvaise qualité entraînera une pourriture
donc un changement de substrat rapidement (celui de ma jardinière
a tenu 4 ans sans encombre). Le rempotage doit être réalisé
juste aux prémices de la croissance en Février-Mars. Je
dégage la plante délicatement du pot et éclate à
la main le gros de la motte en essayant de ne pas abîmer les racines.
Je plonge toute la plante avec la motte restante dans un seau propre rempli
d'eau déminéralisée à température ambiante.
Une fois l'ensemble bien imprégné, j'enlève méticuleusement
le reste de substrat coincé entre les racines. Je coupe proprement
toute les parties mortes. Je laisse la plante tremper l'aprés midi,
je la rempote le soir avec du substrat neuf.
Il faut en profiter pour observer qualitativement et quantitativement
les racines. Une plante en bonne santé a les racines noires à
l'extrémité blanche, grasses et craquantes, formant une
touffe dense noire.
En dehors du printemps, il est toujours possible de rempoter
une plante à n'importe quel moment de l'année mais avec
un risque de la perdre. Je rempote parfois des plantes en hiver mais je
les garde ensuite au chaud avec une bonne luminosité (en terrarium
tropical). Dès les beaux jours, je les place progressivement à
l'extérieur et au soleil.
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Pièges déformés et feuilles enroulées sur
elles mêmes.
(pucerons)

Lobes du pièges déformés.
(pucerons)

Les dents et les lobes sont torturés. Avec de bons yeux, les poils
sensibles sont plus de 3 et bizarrement répartis.
(pucerons)
Looping
d'une tige florale.
(pucerons)
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11-
Maladies.
Un mauvais susbtrat, de leau trop minéralisée, une
insuffisance lumineuse, des extrèmes thermiques peuvent faire péricliter
la plante.
1-
Déformations des feuilles par les pucerons et les produits chimiques.
Aux beaux jours, les pucerons causent des dégâts aux jeunes
pousses et aux boutons des fleurs. ils se cachent au cur de la rosette
et sous les feuilles. Il induisent des déformations visibles lors
de la croissance de la feuilles, aspect ondulé et recroquevillé.
Pour s'en débarrasser, il existe plusieurs méthodes:
Lors d'infestations minimes, je vous conseille un nettoyage à la
pince à épiler. Une jolie manière consiste à
engluer l'extrémité d'un cure dent avec de la glu d'un Droséra
et de piquer un à un les pucerons. Bonne chasse!
Une façon naturelle consiste à une immersion complète
de la plante dans de leau non calcaire pendant 24 à 48 heures
(difficile à réaliser avec un gros pot ou une jardinière).
En derniere solution, il est possible dutiliser les produits classiques
du commerce. J'ai opté pour du Quomadin® (cyperméthrine,
famille des pyréthrinoïdes, chez Bayer Jardin). Attention,
je constate qu'une dilution trop importante (comme il est souvent conseillé)
ne permet pas une éradication définitive des pucerons et
peut être de sélectionner des résistants (?). Je préfère
suivre les recommandations écrites. La croissance de la plante
peut être perturbée après traitement (ralentissement
de développement des jeunes feuilles, déformations, ...).
2-
Noircissement des feuilles.
Le processus normal de végétation consiste en un noircissement
des anciens pièges puis se décomposent pendant que des nouveaux
sont en formation. Le "trop froid", le "trop chaud",
le "trop sec" ou le "trop humide" sont aussi des causes
du dessèchement des feuilles.
Un piège peut aussi subir une indigestion, la proie capturée
pourrie (bien souvent trop grosse ou vieux piège) avant son entière
digestion. Le piège pourrit, puis la feuille sèche.
Cest inquiétant quand le noircissement atteint la majorité
de la plante ou bien que simultanément la croissance est stoppée
(pas de nouvelles feuilles en préparation au coeur de la rosette).
Il faut suspecter une mauvaise qualité du substrat et/ou la présence
d'un champignon provoquant le pourrissement du rhizome. Il devient urgent
de la rempoter au plus vite dans un substrat neuf: extraire délicatement
la plante, la plonger dans de l'eau non minéralisée et enlever
un maximum de substrat autour des racines, tailler toutes les parties
pourries, la faire tremper quelques heures à plusieurs jours dans
un fongicide (Cryptonol chez Fertiligène, maladies du sol ;
Propiconazole chez Bayer jardin, maladies des rosiers, qui est systémique).
Je rappele que l'utilisation de produits
chimiques est néfaste et dangereuse pour vous, votre entourage,
la plante, la nature... Il faut être sur du diagnostic avant de
traiter et surtout améliorer les conditions de culture afin d'éviter
les récidives.
3- Pièges avortés, absence de piège.
Après un état de stresse, une carence du substrat ou lors
de la reprise de la croissance, la Dionée peut produire des feuilles
sans piège ou avec des minuscules pièges voire déformés
souvent non fonctionnels. Le limbe du pétiole semble plus large.
La plantes produit-elle des "organes" de photosynthèses
en priorité avant d'utiliser sa fonction carnivore?
Nous observons ce même phénomène lors du bouturage,
les jeunes feuilles ont un piège immature mais un limbe large probablement
pour assurer la photosynthèse.
Les plantes issues de culture "non-naturelle", encore perturbées
par les phytormones, peuvent probablement avoir ces anomalies.
Nous pourrions aussi imaginer qu'une anomalie de l'ADN, comme une mutation
ponctuelle, puisse provoquer des malformations. Et puis nous rajouterions
les virus, les radiations, etc...
Ces anomalies sont passagères et disparaissent avec la croissance.
4- Feuilles doubles, pièges doubles.
-> je recherche des informations/photos
de ces phénomènes
Les arguments évoqués ci dessus sont probablement aussi
des facteurs pouvant engendrer cette anomalie double et diablement fascinante.
Heureux sont ceux qui ont pu voir de leur yeux ce piège double
ou cette feuille bifide! Cette anomalie est ponctuelle sur une feuille
uniquement. Je n'ai pas à ma connaissance la notion qu'elle pouvait
concerner plusieurs feuilles successivement. Cela me fait pencher pour
des erreurs de programme génétique que pour un effet chimique
d'une phytormone dont l'action serait étalée dans le temps.
Je reste toutefois réservé.
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Piège déformé probablement suite à l'utilisation
d'un anti-puceron.

Des feuilles avec des pièges immatures lors de la reprise végétative
après ablation de la tigle florale.
Des feuilles
sans piège lors d'une reprise de la croissance au printemps.
Feuille bifide donnant l'impression que la feuille s'est divisée
en rencontrant une autre feuille.
Photo de Symbiosis. |
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12-
Questions. 
1- Vous venez d'acheter une Dionée en jardinerie
non spécialisée en plantes carnivores, quelques conseils
généraux:
Même si la Dionée achetée
semble en bonne santé, il existe un risque non négligeable
qu'elle périclite dans les semaines à venir. Durant son
séjour dans la jardinerie, elle est arrosée avec de l'eau
du robinet et le substrat s'est alors chargé progressivement
en sels minéraux qui sont nocifs et mortels pour la plante. Il
se peut même qu'elle soit rempotée dans un terreau beaucoup
trop riche ou vaporisée de divers engrais et produits variés
qui auront les mêmes conséquences. De plus, elles manquent
bien souvent de lumière en jardinerie.
Voici quelques premières manoeuvres de réanimation et
pour davantage de détails consultez les chapitres ci dessus :
Rempotage dans du substrat neuf en enlevant toute la "terre"
de jardinerie et en faisant attention de ne pas blesser les racines.
->Substrat
Utiliser un pot en plastique neuf, propre et si possible de "bonne"
taille. ->Contenant et ->Rempotage
Arrosage avec de l'eau déminéralisée non calcaire.
->Arrosage
Il faut l'exposer progressivement (en quelques semaines)
au soleil direct sans être préssé. Une exposition
trop rapide risque de "bruler" les feuilles déjà
présentes. En comparaison, pensez aux coups de soleil sur votre
peau non préparée en été.
Après tous ces traumatismes (la jardinerie, le
rempotage, les nouvelles conditions de culture de votre chez vous, etc...),
la plante peut perdre toutes ses feuilles et sembler morte (à
tord). Patience, la reprise peut être longue. Après
quelques semaines ou quelques mois, des nouvelles feuilles pointeront
le bout de leur nez du centre de la rosette. Parfois la plante peut
mettre 1 à 2 an pour retrouver une taille adulte.
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2-
Peut-on utiliser de l'engrais ?
C'est à déconseiller, la plante supporte très mal
un apport d'éléments nutritifs aussi brutal. L'engrais
favorise la décomposition du substrat donc son enrichissement.
La seule forme d'engrais qui peut être éventuellement utilisé
est un engrais foliaire, passant par les feuilles en le pulvérisant
directement sur celles-ci, avec une très grande parcimonie et
prudence. Auriez vous déjà oublier que la dionée
affectionne les milieux pauvres ?
3- Peut-on la nourrir par ses pièges ?
La Dionée se débrouille seule, les proies capturées
ne constituent qu'un supplément et suffisent largement à
ses besoins minimes. Si vous ne pouvez pas résister à
lui faire une offrande, donnez uniquement des insectes vivants. Evitez
les grosses proies ou les aliments, la plante peut avoir une indigestion
risquant le pourrissement et la mort prématuré du piège
voire de la plante.
Laisser faire la nature me semble le meilleur choix car les quantités
apportées manuellement sont souvent disproportionnées.
Cependant, une bonne et intelligente alimentation permet une croissance
optimale, même durant le floraison, afin d'obtenir une plante
plus belle, des pièges plus gros et l'élaboration de vigoureux
et de nombreux rejetons qu'il est possible de séparer annuellement.
-
Pourquoi ne digère-t-elle pas les proie mortes déposées
?
Vous
souvenez vous quil est nécessaire que le piège soit
stimulé 2 fois pour se refermer, que la plante doit détecter
les mouvements de la proie captive pour la digérer ? Dans le
cas contraire, le piège s'ouvrira de nouveau dans les 24 heures
et aura alors fonctionné inutilement.
Pour un bon processus, pincer le piège plusieurs fois 5 à
10 mn après sa fermeture pour stimuler les poils sensitifs afin
d'imiter les mouvements de la proie et d'induire la phase de digestion
4- Une proie
toujours pas digérée depuis 3 semaines, est ce grave docteur
?
La durée de la digestion est habituellement plus courte (5
à 15 jours) et dépend des conditions environnementales.
Elle est plus longue quand la proie est grosse, quand la feuille est
vieille, quand la température est basse (peut
être d'autres facteurs sont en cause). Le piège
peut dans ce cas ne jamais souvrir de nouveau, pourrir puis séché.
5- Couper ou ne pas couper la tige
florale ?
Certains cultivateurs coupent la hampe florale dès son apparition
pour les raisons suivantes : les fleurs ont peu dintérêt
esthétique (ce que je conteste) et le processus
de floraison peut être long, coûteux, voire épuisant
pour la plante mais certainement
pas fatal (sauf peut être les pieds malades
et/ou chétifs). Durant cette période la Dionée
produit moins ou pas de feuilles et peut sembler "malade".
Cette coupe est utile pour les rosettes de petites tailles et fragiles
afin de stimuler leur croissance (cependant, la Dionée
est une plante plutôt robuste). Personnellement, je coupe
le moins possible, orientant mes tailles selon mes désirs.
Après l'ablation (hative) de la tige florale,
la Dionée en produit parfois une deuxième voire d'autres,
responsable d'un nouvel épuisement. Certains cultivateurs laissent
au moins une fleur s'épanouir avant de couper la tige florale
afin d'éviter l'apparition successive de plusieurs tiges. Cette
attente est longue. Il est possible de la couper avant la première
fleur mais il ne faut pas se précipiter et laisser grandir cette
tige florale d'une dizaine de centimètres.
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Une tipule piégée. Vorace !

Je fus surpris à l'ouverture de ce piège de trouver les
restes d'une sauterelle. J'habite au premier.

Bon'ap' !
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