| PLANTES
CARNIVORES MEDICINALES |
Plantes
Carnivores
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| 1-
Droséra rotundifolia (Plante
protégée).
De
la famille des droséracées, c'est une petite plante vivace
de 3 à 5 cm de diamètre, très répandue dans
lhémisphère nord, et croît dans les endroits
marécageux et acides. Les feuilles disposées en rosette
sont longuement pétiolées, terminées par un limbe
orbiculaire (doù son nom) couvert de
poils glanduleux, visqueux, rougeâtre et irritables. Du coeur de
la rosette partent des tiges grêles terminées par une petite
grappe de fleurs blanches globuleuses unilatérales. Le fruit est
une capsule. Cette espèce est aussi appelée Rossolis à
feuille ronde, herbe à rosée, oreille du diable. |
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![]() ![]() Drosetux®, le nom parle de lui même. Dilution homéopathique. ![]() La plumbagone, méthyl-2-hydroxy-5-naphtoquinone. Granules homéopathiques. |
Ces
plantes furent utilisées par les alchimistes, les sorcières
et les "jeteurs de sorts" en prenant partie de leurs rituels
magiques. Par l'évolution de la connaissance médicale, elles
furent prescrites contre les maladies pulmonaires (bronchites,
asthme), enrouement puis l'action béchique de la teinture
de Drosera fut utilisée contre les quintes de toux rebelles de
la coqueluche. Dans nos campagnes, le jus de Rossolis fut aussi employé
contre les verrues par contact et comme aphrodisiaque.
La
Médecine de cette époque s'établissait sur des connaissances
pas toujours démontrées, sa pratique était influencée
selon le médecin et la pensée du moment. Par analogie, certains
médicaments commercialisés (veinotoniques,
dérivés nitrés...)
n'ont toujours pas actuellement de preuves scientifiques de leur "efficacité"
et pourtant ils sont prescrits régulièrement. Des patients
peuvent y être sensibles mais le pas est grand à franchir
pour démontrer une réelle action médicamenteuse scientifique.
Les 4 extraits suivants, définition de Drosera, montrent tour à
tour un effet douteux, une prescription précise, un phénomène
de mode et homéopathique. |
![]() Drosera rotundifolia. ![]() Drosera rotundifolia (La Pignole 08/2002). Drosera
rotundifolia
(Marais du cerisaie 06/2001) |
| Les
Drosera sont des plantes médicinales employées couramment
de nos jours dans lélaboration de certains médicaments
et sont menacée de disparition, elles sont maintenant protégées.
Les laboratoires pharmaceutiques les ont remplacées par d'autres
espèces de Drosera provenant de Madagascar (Drosera
ramentacea, pauvre en principe quinonique et parfois commercialisé),
d'Asie orientale (Drosera peltata, plus riche en
naphtoquinone que les espèces officinales et envahissant le marché)
et d'Europe centrale. Ils est commercialisés sous forme d'extraits
ou de teinture et entre dans la composition de nombreux sirops. Dans la
nature, la plante entière est récoltée au moment
de la floraison. La drogue est issue de la partie aérienne de la
plante fraîche ou séchée. Les feuilles fraîches
en infusion avaient des effets analogues et un effet rubéfiant.
Brute, la drogue est amère et discrètement salée,
et vire au noir rapidement lors de sa conservation. Elle contient du tanin
en faible quantité, des anthocyanoside (coloration
rouge des poils), des flavonoïdes et le principe actif, la
plumbagone (naphtoquinone).
Les propriétés (surtout antispasmodique par les naphtoquinones): Antispasmodique bronchique: levée du bronchospasme par action sur la musculature lisse (agoniste cholinergique? Effet sur l'asthme?) Antitussif: anti-toux. Antibacterien, antifongique: action antibiotique (?) en faible concentration, active in vitro sur les cocci gram+ (staphilocoques, Streptocoques, Pneumocoques), quelques gram- (Salmonelle), quelques champignons. Devant la recrudescence des resistances bactériennes, l'action antibactérienne est à relativiser. Antitumoral: à forte dose la plombagone est cytotoxique avec une possible action sur la leucémie lymphocytaire (prolifération cancéreuse de certains globules blancs). Résultats probablement issus in vitro et sur l'animal. Diurétique: augmentation de la fabrication d'urine. Antipyrétique: fébrifuge. Les prescriptions d'époque (surtout antitussif): Coqueluche: teinture de drosera. Faire macérer pendant 10 jours, 50 g de plante fraîche écrasée dans 0,25 l d'alcool à 60°. Prendre 10 gouttes, 3 fois pas 24 h, dans une tisane. Bronchite, toux: infusion de drosera. Faire infuser une dizaine de minutes 10 g de plante pour 1 l d'eau bouillante. Boire 2 tasses par jour. Coqueluche chez les enfants: 5 gouttes par année d'age et par jour dans un sirop, par prises fractionnées toutes les 2 heures. Enrouement: teinture de drosera en usage interne. 10 gouttes, 3 fois par jour. Verrue: suc frais de drosera à appliquer localement. Préparation et posologie (Formulaire Astier 1942): Adultes: teinture: 1 à 5g. Enfants: teinture: 10 Gouttes par année. Pour produire quelques effets, ces doses classiques doivent être décuplées. Gouttes: Teinture de belladone 4g Teinture de droséra de de grindelia 3g 10 Gouttes, 2 à 3 fois par jour, selon l'âge, dans une infusion. Potion
pour enfant de plus de 5 ans: |
![]() Tiges florales en cours de maturation. Symétrie fascinante. Hampe florale. ![]() Fleur. |
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| 2-
Pinguicula vulgaris (Plante
protégée). Famille des lentibulariacées, la Pinguicula ou grassette croit dans des endroits humides pouvant être variés. Les feuilles, disposées en rosette d'un diamètre de 5 à 15 cm, sont de couleur vert pâle à jaunâtre. Elles sont couchées sur le sol, oblongues, les bords discrétement repliés sur le dessus avec un aspect gras et luisant, la glu. La
Pinguicula est dotée de vertues apaisantes et adoucissantes. Seules
les feuilles, fraîches ou séchées, sont utilisées
et l'extrait obtenu contient du mucilage, du tanin, du saccharose et diverses
enzymes dont une analogue à la rennine de l'estomac de l'homme. |
![]() Pinguicula vulgaris. ![]() Pinguicula vulgaris (Salers 08/2004) ![]() Pinguicula vulgaris Accord et Photo: Eric Partrat |
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